Recevoir, émettre et déclarer vos factures électroniques avec CassKai

La réforme française impose trois obligations distinctes. Ce guide pratique détaille chacune d’elles, le cycle de vie complet d’une facture électronique et la façon de tout piloter depuis une seule solution compatible.

Les trois obligations en un coup d’œil

La réforme de la facturation électronique n’est pas une obligation unique, mais un ensemble de trois obligations qui répondent à des situations différentes. Les confondre est la première source de confusion. Clarifions.

  • La réception (e-invoicing entrant). Recevoir au format électronique structuré les factures de vos fournisseurs assujettis à la TVA en France. C’est l’obligation qui concerne tout le monde en premier.
  • L’émission (e-invoicing sortant). Émettre au format électronique structuré vos factures vers des clients professionnels assujettis à la TVA en France, en passant par le circuit officiel.
  • La déclaration (e-reporting). Transmettre à l’administration les données des transactions qui ne relèvent pas de la facturation entre entreprises françaises : ventes aux particuliers (B2C), opérations internationales, et données de paiement.

Une règle simple pour s’y retrouver : si votre client est une entreprise française assujettie à la TVA, vous êtes dans l’e-invoicing (émission). S’il s’agit d’un particulier ou d’un client étranger, vous êtes dans l’e-reporting. Et pour vos achats auprès de fournisseurs français, vous êtes dans la réception.

Ces trois obligations partagent un objectif commun : donner à l’administration une vision plus fine des flux, notamment pour lutter contre la fraude à la TVA. Pour l’entreprise, le vrai enjeu est de traiter les trois sans multiplier les outils ni les ressaisies. C’est là qu’une solution compatible qui couvre l’ensemble du périmètre fait la différence.

Repère simple : client entreprise française assujettie à la TVA = émission. Particulier ou client étranger = e-reporting. Achat fournisseur français = réception.

Recevoir vos factures fournisseurs

La réception est l’obligation la plus immédiate, car elle concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, dès le 1er septembre 2026 selon les textes en vigueur. Concrètement, comment ça se passe ?

Vos fournisseurs émettent désormais leurs factures via le circuit officiel. La facture arrive au format structuré (Factur-X, UBL ou CII) et se dépose directement dans votre solution, sans passer par une pièce jointe d’email à télécharger manuellement. Vous consultez une facture reçue comme vous consulteriez un document dans votre logiciel, avec ses données déjà lisibles : fournisseur, montant, TVA, échéance.

Le vrai gain se situe dans la chaîne comptable. Dans CassKai, une facture fournisseur reçue peut se transformer en achat et générer une écriture au brouillon, prête à être vérifiée puis validée. Vous passez d’une saisie complète à un simple contrôle. Cela réduit le temps de traitement et le risque d’erreur de recopie.

Et si mon fournisseur utilise une autre plateforme ? Ce n’est pas un problème. Le circuit officiel garantit l’interopérabilité entre opérateurs : votre solution et celle de votre fournisseur peuvent être différentes, la facture circule quand même. Vous n’avez pas à vous soucier du choix technique de vos partenaires. Chacun se raccorde à une plateforme agréée, et l’annuaire central permet l’acheminement.

Point de vigilance : pour recevoir correctement, vos données d’identification doivent être à jour (numéro de TVA intracommunautaire, identifiant d’établissement). Fiabiliser ces informations en amont évite les erreurs d’acheminement le jour où le volume augmente.

Émettre vos factures clients

L’émission suit une logique proche de ce que vous connaissez déjà, avec une couche de conformité supplémentaire. Voici les étapes, telles qu’elles se déroulent dans une solution compatible comme CassKai.

1. Vous créez la facture. Depuis votre module de facturation, vous saisissez votre client, vos lignes, votre TVA. Rien ne change dans votre façon de travailler au quotidien.

2. La facture est générée au bon format. Au lieu d’un simple PDF, CassKai produit la facture au format structuré attendu (Factur-X, UBL ou CII), avec les données lisibles par les systèmes informatiques du destinataire.

3. La conformité est contrôlée. La facture est vérifiée au regard des règles de la norme EN 16931 avant l’envoi. Les anomalies éventuelles sont signalées afin de les corriger avant transmission, ce qui limite les rejets.

4. La facture est transmise via la plateforme agréée. Elle emprunte le circuit officiel jusqu’à la solution de votre client, quel que soit l’opérateur de ce dernier. Vous n’envoyez plus la facture par email : elle circule dans le réseau réglementé.

5. Vous suivez son statut. Une fois émise, la facture n’est pas un document figé. Elle porte des statuts de cycle de vie qui vous renseignent sur son parcours : déposée, reçue par le destinataire, éventuellement refusée, encaissée. Nous détaillons ces statuts dans la section suivante.

Le point important pour un dirigeant : cette mécanique se déroule sans effort supplémentaire de votre part. Vous facturez comme avant, la conformité et l’acheminement sont pris en charge en arrière-plan.

Le cycle de vie d’une facture électronique

C’est l’une des nouveautés les plus structurantes de la réforme : la facture électronique n’est plus un simple document envoyé et oublié. Elle porte des statuts de cycle de vie qui tracent son parcours, de l’émission jusqu’au paiement. Comprendre ces statuts aide à mieux piloter la relation client et la trésorerie.

On distingue en général des statuts obligatoires, que le circuit impose, et des statuts recommandés, laissés à l’appréciation des parties. Sans entrer dans une liste réglementaire exhaustive, voici les jalons les plus utiles à connaître.

  • Déposée / émise : la facture est entrée dans le circuit officiel.
  • Reçue : la solution du destinataire a bien réceptionné la facture.
  • Mise à disposition : la facture est accessible au client dans son outil.
  • Approuvée ou refusée : le client indique s’il accepte la facture ou la conteste. Un refus documenté vaut mieux qu’un silence : il vous permet de corriger et de renvoyer rapidement.
  • Encaissée : le paiement a été constaté. Cette information alimente aussi l’e-reporting des données de paiement pour les prestations de services.

Pour un dirigeant orienté trésorerie, ces statuts sont une mine d’information. Savoir précisément qu’une facture a été reçue et mise à disposition retire l’argument du « je ne l’ai jamais reçue ». Suivre le statut d’encaissement permet d’anticiper les relances et de fiabiliser vos prévisions de trésorerie.

Dans CassKai, ces statuts remontent au niveau de la facture, ce qui vous donne une lecture claire de l’état réel de vos créances, sans avoir à croiser plusieurs sources.

Les statuts de cycle de vie transforment la facture en source de pilotage : savoir qu’une facture est reçue, approuvée ou encaissée fiabilise vos relances et vos prévisions de trésorerie.

Déclarer : l’e-reporting B2C et international

La troisième obligation, l’e-reporting, est souvent la moins comprise, car elle ne produit pas de facture électronique à proprement parler. Elle consiste à transmettre à l’administration des données de transactions qui sortent du champ de la facturation entre entreprises françaises.

Quelles transactions ?

  • Les ventes aux particuliers (B2C) : commerce de détail, restauration, services aux particuliers. Vous ne facturez pas électroniquement un particulier via le circuit, mais vous transmettez des données agrégées de ces ventes.
  • Les opérations internationales : ventes et achats avec des entreprises situées hors de France (intracommunautaire et export). Ces flux ne passent pas par le circuit d’e-invoicing domestique, mais leurs données doivent être remontées.
  • Les données de paiement : pour les prestations de services, la date et le montant du paiement effectif complètent la vision de l’administration.

À quelle fréquence ? La périodicité de transmission dépend en principe de votre régime de TVA. Les entreprises au régime réel normal transmettent plus fréquemment que celles au régime simplifié. Les modalités précises relèvent des textes en vigueur, qu’il convient de vérifier selon votre situation.

L’intérêt d’une solution compatible qui couvre l’e-reporting est d’éviter une déclaration manuelle supplémentaire. CassKai collecte les données concernées à partir de votre activité (ventes B2C, opérations internationales, encaissements) et les prépare selon le rythme réglementaire, sans double saisie. L’e-reporting cesse alors d’être une corvée à part pour devenir un prolongement naturel de votre facturation.

Faire les trois avec CassKai

La force d’une solution compatible bien conçue est de réunir les trois obligations dans un flux unique, adossé à votre comptabilité. Voici comment CassKai articule l’ensemble.

Une seule interface. Réception, émission et e-reporting se pilotent depuis CassKai, sans jongler entre plusieurs portails. Vos factures entrantes et sortantes, vos statuts de cycle de vie et vos données d’e-reporting cohabitent avec vos écritures.

Un raccordement géré en backend. Le lien avec le circuit officiel passe par une plateforme agréée par la DGFiP, intégrée en arrière-plan. Vous n’avez pas de contrat séparé à souscrire ni d’API à paramétrer : c’est le principe même du statut de solution compatible.

Une continuité comptable. Une facture reçue devient un achat et une écriture au brouillon. Une facture émise et encaissée met à jour votre suivi de trésorerie. La facturation électronique n’est pas une couche isolée : elle nourrit votre pilotage financier.

Une conformité tenue à jour. Formats structurés conformes à la norme EN 16931, contrôles avant envoi, archivage à valeur probante pour la durée légale applicable : ces éléments sont pris en charge pour vous, sous réserve des conditions précisées dans votre abonnement.

Un périmètre qui dépasse la France. Si votre activité s’étend à l’Afrique de l’Ouest ou à d’autres zones, CassKai gère différents dispositifs de facturation électronique selon les pays. Vous conservez une même logique de travail d’un marché à l’autre.

La réforme demande de recevoir, d’émettre et de déclarer. L’objectif de CassKai est que ces trois gestes deviennent aussi simples qu’une facturation ordinaire, tout en restant conformes. Pour vérifier les cas particuliers propres à votre entreprise, le recours aux sources officielles ou à votre expert-comptable reste recommandé.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre e-invoicing et e-reporting ?

L’e-invoicing désigne l’échange de factures électroniques structurées entre entreprises assujetties à la TVA en France, via le circuit officiel (émission et réception). L’e-reporting désigne la transmission à l’administration de données de transactions qui ne relèvent pas de ce circuit : ventes aux particuliers (B2C), opérations internationales et données de paiement. En pratique, la plupart des entreprises sont concernées par les deux.

Comment recevoir une facture si mon fournisseur utilise une autre plateforme ?

C’est prévu par la réforme : l’interopérabilité entre plateformes est garantie par le circuit officiel et son annuaire central. Votre solution compatible et la plateforme de votre fournisseur peuvent être différentes, la facture circule quand même et se dépose chez vous. Vous n’avez donc pas à imposer un outil particulier à vos partenaires.

Les statuts de cycle de vie sont-ils obligatoires ?

Certains statuts sont imposés par le circuit, d’autres sont recommandés et laissés à l’appréciation des parties. Sans détailler la liste réglementaire, l’essentiel à retenir est que ces statuts tracent le parcours de la facture (déposée, reçue, mise à disposition, approuvée ou refusée, encaissée). Au-delà de l’obligation, ils constituent un outil précieux de suivi client et de trésorerie. Les modalités exactes relèvent des textes en vigueur.

L’e-reporting concerne-t-il vraiment les ventes aux particuliers ?

Oui. Si vous vendez à des particuliers (B2C), vous ne passez pas par la facturation électronique entre entreprises, mais vous devez en principe transmettre des données de ces ventes à l’administration au titre de l’e-reporting. Les commerces, restaurants et prestataires de services aux particuliers sont donc concernés, tout comme les entreprises réalisant des opérations internationales. Une solution compatible qui couvre l’e-reporting collecte ces données à partir de votre activité pour éviter une déclaration manuelle.

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